Humanisme, par la Fédération Humaniste Européenne

L’humanisme

définit par la Fédération Humaniste Européenne

L’humanisme constitue un des fondements de la laïcité.

La philosophie humaniste remonte à Protagoras, sophiste grec du 5è siècle avant notre ère :  » L’homme est la mesure de toute chose « . Socrate, certains penseurs indiens, la renaissance italienne puis française, combien d’auteurs, de philosophes développent une vision humaniste: recherche d’un modèle d’homme libre, heureux et épanoui. L’humanisme laisse intactes les possibilités de cohabitation entre des hommes différents qui tiennent à leurs différences, s’ils arrivent à se mettre d’accord sur quelques principes communs.

Quels sont donc ces principes ?

Les intérêts et le respect de l’homme doivent toujours passer avant les autres. Rappelons-nous que la science, l’art, la religion, le droit sont faits pour l’homme et non l’inverse. L’humanisme considère le droit à la différence comme une source d’enrichissement. L’humanisme moderne est formé de l’apport de nombreuses traditions différentes: philosophie des lumières, christianisme, judaïsme, Grèce antique, islam. Une de ses caractéristiques est d’avoir été capable d’intégrer un ensemble de valeurs et pas seulement quelques-unes d’entre elles. Pour cette raison et par la priorité qu’il donne à l’homme, l’humanisme a été et est toujours contesté par tous ceux qui prônent une organisation de la société au service d’un groupe, d’une idéologie ou d’une religion qui prétend détenir la Vérité.

L’association laïque internationale I.H.E.U a reprécisé, en 1993, le lien solide entre laïcité et humanisme:  » Humanisme et laïcité ont en commun la recherche, pour tous, des moyens de vivre ensemble, quelles que soient leur origine ethnique ou sociale, leurs opinions philosophiques ou religieuses, en respectant la dignité inaliénable de chaque être humain; en créant pour tous, les moyens d’accéder réellement aux droits essentiels, tels que liberté de conscience et d’opinions, de réunion, d’association et de déplacement, droit à la santé, à la paix, à l’éducation… Il faut chercher ensemble, dans chaque nation, selon son histoire et sa culture, les solutions les mieux adaptées. L’important est de construire partout, par la citoyenneté de chacun, la justice, la démocratie et la solidarité.

On le voit, l’humanisme n’est pas une doctrine et ne proclame pas « une » Vérité. Par contre, l’humanisme demande une réflexion constante sur les valeurs centrales qui contribuent à relier les hommes entre eux.